équitation

Toujours plus haut avec Henry

Alain Schafer 20.06.2019 06:00

C’est le genre d’histoires qu’on ne voit généralement que dans les films. Un cheval indomptable et incompris, qui finit par être apprivoisé par l’habileté et le charme persuasif d’une jeune cavalière. Linda Pasquier a fait de ce scénario cinématographique une histoire vraie, la sienne, qu’elle partage désormais avec Henry, un cheval de 12 ans auquel plus personne ne croyait, il y a deux ans. «Je l’ai alors racheté à mon copain qui voulait carrément le vendre», confie-t-elle en riant. De nombreux cavaliers s’étaient cassé les dents à essayer d’en faire un champion de saut, sans succès. Le courant est tout de suite passé avec Linda, peut-être la seule sur terre à pouvoir le comprendre. «C’est un cheval très sensible et émotif, qui pouvait avoir l’impression d’être nul à force qu’on le lui dise.»

Une thérapie mutuelle
Pour faire de Henry une bête de concours, pas de recette miracle, juste de la pédagogie. «J’ai simplement essayé de faire les choses différemment, en ne cherchant pas à le mettre dans un moule et en lui répétant tous les jours qu’il était bon. C’était à moi de m’adapter à son caractère, pas le contraire», affirme Linda. Une sorte de thérapie qui fonctionne en plus dans les deux sens. Ces derniers mois, sa monture a été un réconfort durant une période difficile à vivre sur le plan personnel et un changement d’écurie toujours délicat, de Corserey à Hauteville. «C’est la première fois que je vis une telle relation avec un cheval, c’est ma plus belle histoire jusqu’à ce jour», livre-t-elle. C’est à Estavayer-le-Lac, dans «son» concours que la cavalière de la Société de cavalerie de la Broye a retrouvé ses meilleures sensations, se classant notamment avec brio le premier jour dans l’épreuve N140.

Sujet complet à découvrir dans l'édition de la semaine



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