Gletterens

Le Tribunal cantonal torpille à son tour la Châtelaine

Réd. 18.04.2019 15:47

Il y a quelques semaines, la commune, la banque propriétaire des lieux et des partenaires associés proposaient une réaffectation à vocation sociale et publique d'une dimension remaniée par rapport à un premier concept. Ils avaient par ailleurs recouru au Tribunal cantonal contre le refus de maintenir le site en zone à bâtir. Ce jeudi, le Tribunal cantonal a confirmé le dézonage de la zone d'intérêt général. Ce qui rend impossible l'implantation du projet de centre de développement autour de la "villa bunker" de Gletterens. La Châtelaine prend la forme d’un projet profondément remanié par rapport à celui présenté en 2016.

Construite à la fin des années 1970 par un richissime Américain pour les beaux yeux de sa belle qui habitait la région, celle qu’on appelle aussi la villa bunker est inhabitée depuis 2012. La réflexion sur son avenir occupe depuis toutes ces années autant les autorités communales et la banque propriétaire des lieux qu’elle inquiète les villageois.

Dans le détail, le nouveau projet comprenait un EMS, une crèche, des cabinets médicaux de proximité, des cabinets et des activités de maintien et de réhabilitation, un centre spécialisé de compétences médicales, des salles de cours et de formation, des appartements médicalisés ainsi que des espaces protégés et adaptés destinés à donner vie au futur complexe.

Pour les promoteurs, la proximité avec la Grande Cariçaie a été prise en considération pour préserver la qualité de l’environnement; le périmètre d’évolution des constructions a été réduit et prévoit des ouvrages écologiques, durables et parfaitement intégrés dans le paysage.

Le Tribunal cantonal confirme ainsi la décision de la DAEC de ne pas approuver le maintien de la zone d'intérêt général (ZIG) et du périmètre de plans d'aménagement de détail au secteur Sur-le-Château. Le tribunal précise que le maintien d'une ZIG sur cette portion du territoire communal a, dès le début, suscité des interrogations de la part des autorités cantonales. Les juges estiment que "les plans de la société recourante comportent d'autres utilisations dont un besoin n'est même pas établi au niveau communal ou régional". Cette décision découle sur 27 pages.

Cette décision peut faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal fédéral.

Avec les congés de Pâques, nous n'avons malheureusement pas réussi à atteindre le syndic de Gletterens pour une réaction. Notre prochaine édition du jeudi 25 avril, reviendra sur ce feuilleton et son épilogue.



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